Lezoux, capitale antique de la céramique sigillée

Le musée départemental de la Céramique vous offre de découvrir ses collections à travers un parcours d'animation interactive et ludique. Le visiteur est immergé dans l'univers de la céramique au travers des créations de 1200 potiers recensés à Lezoux pendant l'Antiquité.

Sommaire

Les ateliers de potiers antiques de Lezoux constituent, avec ceux de La Graufesenque (Millau, Aveyron), le centre de production céramique le plus important de l‘empire romain.

Sur plusieurs dizaines d'hectares, les potiers façonnèrent plusieurs centaines de millions de vases. Ces récipients étaient exportés, grâce à un réseau commercial efficace, à travers le monde romain et notamment le nord de l’empire.

Parmi les productions de Lezoux, la plus importante est celle de la sigillée.

C'est quoi la céramique sigillée ?

Il s’agit d’une céramique fine destinée au service à table, caractérisée par un vernis rouge grésé et des décors en relief, moulés, imprimés ou rapportés. 

La sigillée a été fabriquée durant les cinq premiers siècles de notre ère, avec des techniques, des styles ou des formes qui ont évolué ou changé. Aussi, le moindre fragment de céramique sigillée de Lezoux découvert sur un chantier archéologique en France ou en Europe peut permettre de dater la couche dans laquelle il a été trouvé avec une précision d'une ou de quelques décennies. La sigillée est aussi le reflet direct de la diffusion de la romanité à travers tout l'empire.

Les collections du musée

Ce sont, en très grande majorité, des objets archéologiques issus des fouilles effectuées sur le site de Lezoux, soit, depuis la fin des années cinquante, plusieurs dizaines d'opérations.
Céramiques sigillées bien sûr, mais aussi céramiques culinaires, lampes, statuettes en terre cuite... beaucoup d'objets illustrent les différentes productions céramiques de Lezoux, sans oublier les outils des potiers (poinçons matrice, moules de décorateurs...).
Quelques offrandes déposées dans des tombes complètent les collections gallo-romaines : canard en bronze, fibule... tandis qu'au haut Moyen Âge, les objets de parure découverts dans deux tombes aristocratiques constituent un témoignage exceptionnel.
Quelques dons ont permis de compléter les collections du musée, notamment des dons de poteries contemporaines provenant de la fabrique Bompard.
La donation la plus importante est celle de la collection Fabre-Olier. Charles Fabre, érudit local, avait amassé une importante collection provenant de diverses fouilles lézoviennes. Sa fille et sa petite-fille, Mme Olier et Mme Subtil, en ont fait don au musée en 1992.

Direction générale de l'Aménagement et du Territoire

Article mis à jour le 24 août 2017