La nuit européenne des musées 2017 restera un évènement unique dans l'histoire du musée. Pour les 10 ans du musée, les visiteurs ont passé la nuit à l'intérieur des murs. Une aventure qu'il ne fallait pas manquer.

Sommaire

J’ai testé la nuit au musée.

Un récit de Lisa Doisne.
Intriguée par cet événement, j’ai décidé de me lancer dans l’aventure en embarquant quelques copains avec moi. Matelas gonflable ok, oreillers ok, pyjama ok, mais où sont passés ces satanés chaussons et ma lampe de poche… Ce n'est pas une soirée entre copines ou un week-end au camping, mais une nuit dans un lieu plutôt insolite !
Au total, une cinquantaine de personnes a participé à cet événement nocturne. La semaine précédente, nous avons reçu les premiers éléments par courrier. Dans notre enveloppe, des badges nominatifs, des crayons de papier et le fameux « guide du parfait dormeur ». Un premier geste qui a fait mouche ! Nous attendions avec impatience d’être au jour-J !

Mais qui a tué l’archiduc ?

Murder Party

Avant de passer la nuit, nous avons décidé de participer aux animations proposées toute la soirée au grand public. Tandis que les enfants s’initient aux ateliers d’ombres, les plus grands peuvent eux aussi s’essayer à des jeux de lumières avec du light painting.
Une activité qui consiste à faire intervenir une ou plusieurs sources de lumière tenues à la main (lampes de poche ou autre lasers) dans une scène photographiée avec un temps de pose supérieur à 1 seconde.
Mais nous avons une mission bien plus importante à remplir : trouver qui était l’assassin de l’archiduc Justin Pot ! Un cadavre, une clé disparue (censée conduire à un trésor) et cinq suspects à interroger… Nous voilà lancés dans la murder party géante proposée au musée. « Qu’avez-vous vu ? Entendu ? Quelles étaient vos relations avec l’archiduc ? Aviez-vous connaissance de ce trésor ? »... sont autant de questions que nous posons consciencieusement. Petit à petit, nos intuitions se confirment…
La découverte des traces de rouge à lèvre sur la coupe de champagne à proximité du trésor (oui il y en avait bien un) a fini de nous convaincre. Pour nous, plus de doutes, c’est Emma Fayence la coupable. Nous rendons notre verdict, mais devons attendre le lendemain midi pour connaître le résultat.

Installation pour la nuit

Dormir au musée

Une nuit à dormir debout

Il est déjà minuit passé et il est l’heure d’aller s’installer. Plan à la main, nous découvrons l’endroit où nous allons passer la nuit, au 1er étage, entre les deux fours de potiers. Il est temps pour nous de gonfler les matelas, sortir les duvets et tout naturellement se mettre en pyjama et en chausson pour la suite de la nuit. Et nous nous sentons tout de suite à l’aise dans ce lieu pourtant pas familier et peu commun.
Il est 1h15 du matin quand retenti le premier signal. Le premier fantôme du musée fait son apparition pas loin de notre lieu de couchage. Nous assistons médusés à un numéro de tissus aérien. A plusieurs mètres du sol, l’artiste enchaine des figures, suspendue dans ces grands tissus blancs. Une fois le spectacle terminé, nous descendons dans la salle de détente aménagée pour l’occasion.
Livres, jeux de société, boissons chaudes et froides, gâteaux, bonbons, fruits : l’équipe du musée a pensé à tout pour nous faire patienter. Il est déjà 2h.

Les fantômes de la nuit

Une nuit à dormir debout

Fantome de la nuit 2017

Nuit européenne des musées 2017 Musée de la céramique à Lezoux

Nous discutons entre nous jusqu’à l’arrivée du fantôme de trois heures. Ce sera le dernier que nous verrons… Ou presque.
Nous avons regagné nos matelas. Les paupières sont lourdes et après avoir vus tous mes amis s’endormir un par un je fini aussi par sombrer. J’entends de nouveau le signal, je n’ai pas la force de me relever mais le fantôme se déplace dans tout le musée et fini inexorablement par passer à côté de nous. Elle déambule avec une bourse remplie de pièces à la main. Elle finit par la lâcher devant mon matelas. Me voilà contrainte à sortir de mon lit pour lui rendre devant le sourire de tous les « dormeurs » qui la suivent…
Ensuite je ne me souviens que du bruit des signaux toutes les heures jusqu’à 7h du matin et d’avoir reçu, à une heure indéterminée des petits projectiles. Mes collègues du musée me confirmeront que le fantôme dans ses déambulations nocturnes m’a jeté quelques billes d’argile au passage.

Petit déjeuner au musée

Il est 8h quand retenti du bas du musée le cri du cœur « A table, c’est l’heure du petit-déjeuner ! » Il nous faut émerger ! Nous rejoignons tous les « dormeurs » et l’équipe du musée dans la salle prévue à cet effet. Là encore, tout a été prévu : viennoiseries, céréales, fruits, pain et boissons nous tendent les bras et sont les bienvenus après quelques heures de sommeil. Après s’être rassasiés et réveillés, il est l’heure d’aller plier bagage. Nous effectuons un dernier tour matinal du musée avant de rentrer chez nous.

Belle aventure

Même si la fatigue m’a empêchée de profiter de toutes les animations nocturnes (oui il y a des courageux qui n’ont pas fermé l’œil de la nuit), je garde de cette aventure un excellent souvenir et je remercie mes collègues du musée de m’avoir permis d’y participer. Une organisation hors pair, des agents accueillants et toujours souriants (même après une nuit blanche), je tiens à féliciter toute l’équipe du musée pour cette nuit hors du commun.
Lisa Doisne

Plein succès

Pour sa 13ème édition, la Nuit européenne des muséesOuvre un lien externe dans une nouvelle fenêtre a rassemblé plus de 2 millions de visiteurs en France ce samedi 20 mai 2017. Merci à tous les visiteurs du musée départemental de la Céramique.

Direction générale de l'Aménagement et du Territoire

Article mis à jour le 17 septembre 2018